12 mai 2018,
 Off

Un radar photo par ci, un photo radar par là  

Depuis plusieurs années, nous subissons une épidémie: le radar photo. Ils

poussent comme des champignons sur le sol humide et ombragé d’une forêt.

Ce texte d’opinion dénote certains aspects qui porte à réflexion sur la manière dont cette technologie est utilisée.

7 raisons d’être contre les radars photo

1- Sécurité mon c…..

surveillance radar photo
Le radar photo est apparu sur nos routes pour des raisons nobles. À l’origine, l’ultime but était la diminution des accidents causés par la vitesse. Mais mis à part des fluctuations de statistiques à court terme tendant à faire croire à une amélioration de la sécurité du circuit routier. Bref, nous sommes sceptiques quant à l’efficacité à long terme.

Les radars photo sont pourtant installés à des endroits fortement discutables. Effectivement, on a vite compris que les revenus comptaient plus que les individus à défendre.

On pourrait discuter longtemps sur ce point de vue. Je peux néanmoins citer l’émission Enquête https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1085060/autobus-feux-clignotants-contrevenants-automobiles-cameras. Ceux-ci mentionnaient à quel point les gens ne respectent pas les règles ESSENTIELLES entourant les autobus scolaires. Dans ce reportage, les journalistes expliquent que les systèmes de radars photos sur autobus est une invention Québécoise. Or, cette invention n’a trouvé preneur seulement dans certaines villes américaines mais pas au Québec.
photo radar mobile

2- Remplacement de policiers par… des policiers de bureau

Une des aberrations du système est la lourdeur légal du processus. Malgré la pluie d’infractions imposées aux automobilistes, le principe de base des radars impliquent une double vérification des agents de la paix. Donc, les dossiers sont traités tout de même par des policiers.  En somme, il faut que les constats ne soient pas donnés par la première secrétaire du bord.

Cette façon de faire très indirecte crée une confusion. En effet, certains conducteurs ne savent même pas pourquoi ils reçoivent une grosse enveloppe à la maison contenant un billet d’infraction. Dans le doute, le réflexe est de révolte, de frustration et de contestation.

3- Le facteur humain

L’une des conséquences difficilement calculable, c’est le facteur humain.  Quoiqu’on pourrait dire, non humain de ces machines. Le fait de se faire surveiller de cette façon nous fait sentir comme des numéros. Cela fait donc rager les conducteurs les plus logiques et pragmatiques.

Le conducteur consciencieux roule parfois au-dessus de la limite de vitesse.  Mais selon les secteurs et les risques, il adaptera sa conduite. Par exemple, pour le bien de tous, il diminuera sa vitesse dans un secteur où les voitures sont stationnées en abondance dans les rues afin d’éviter une collision avec un piéton qui surgit de nul part. Par contre, quelqu’un de logique aura le réflexe humain de dépasser la limite dans un secteur très très large sans maison résidentiel. Et ce,  même si les indications exigent 50 km/h maximum.

Le gros bon sens… ben non!

Ce système déconnecté affecte donc davantage les gens qui aiment appliquer le principe du gros bon sens. D’ailleurs, dans un système de gros bon sens parfait, on préfère un policier avec jugement. Celui qui n’a pas la pression d’un quota fait très bien l’affaire car il est vraiment sur place. Par conséquence, il peut se servir de son jugement pour bien faire son travail.

Dans ce système automatisé de radar photo, les autos sont analysés froidement sans le contexte. Alors, que dans la vraie vie, divers facteurs peuvent influencer le comportement des automobilistes. Les conditions environnantes rendent la limite subjective. Par exemple, par de forte pluie, quelqu’un pourrait être imprudent en allant trop vite mais en étant légal. Le conducteur logique a une tendance vers l’utilisation de son propre résonnement.

Ce qui est triste, c’est que les conducteurs mauvais et mal intentionnés ne seront que très rarement sanctionnés par les radars photo. Car les délinquants de la route passent maîtres dans l’art d’apprendre les pièges de la surveillance routière. Partant de ce fait, les habitudes des systèmes les plus prévisibles (le radar fixe étant le pire) sont inefficace.  Donc, ces délinquants de la route les voient venir comme des gros ballons de plage.

4- L’environnement

Aussi triste que cela puisse paraître, ce genre de processus de contravention par la poste est d’une hérésie environnementale. Fait à l’appui, nous pouvons affirmer que l’envoi de papiers est certes dépassé mais que la quantité quant à elle, est effrayante. Une panoplie de feuille 8.5″ x14″ sont envoyées simplement pour informer la dite personne en infraction.

L’ironie commence là mais est loin d’être terminée. Oui déjà plusieurs papiers incluant des photos et des informations en quantité pour expliquer l’événement mais tout cela est lié à une voiture. Donc le propriétaire, s’il le veut, peut commencer un processus de déclaration qu’un autre conducteur était en place au volant lors de cette infraction. Inutile de vous dire que le cycle recommence au début et nécessite une tonne de paperasse pour informer que le dossier suit son cours autant pour le demandeur que pour le nouvel “accusé”.

De plus, ce processus peut être encore une fois interrompu par un principe tout simple de demande de divulgation de la preuve car le conducteur en vertu de la loi, à le droit de la demander afin d’être certains que le tout est conforme et que le radar était bien calibré. Tout ceci amène un lourd fardeau administratif ridicule causant d’énorme répercussion en gaspillage supplémentaire.

5- La politique

radar photo
L’idée des radars photo est arrivé de façon machiavélique par des partis politique profitant d’une merveilleuse technologie. Pendant de les jeunes manquent se faire frapper en traversant la rue par un conducteur pressé de se rendre au travail… les radars fonctionnent tel le Canon dernier cri des paparazzis sur le tapis rouge d’un gala.

Cela fait au-dessus de 40 ans que personne n’a augmenté les limites. Avez-vous une petite idée de l’amélioration de technologie des voitures en 40 ans? Nous pourrions faire des livres entiers sur le sujet tellement il y a de points intéressants rendant la voiture d’aujourd’hui meilleure pour la tenue de route, l’agilité et le freinage.

6- La désuétude du système

Comme je le disais plus haut, la loi est désuète et demande à être révisée. Les gens voulant être logiques et utiliser leurs véhicules à grands potentiels d’aujourd’hui ne peuvent tout simplement pas en étant conforme avec la loi. C’est injuste d’avoir de tel machine entre les mains et de passer pour un criminel à 120 km/h sur une transcanadienne entre deux villes.

Le radar photo ne fait qu’exploiter au maximum les limites de ces lois pour presser le citron.

7- Le désenchantement

C’est la plus vicieuse des conséquences que peut créer un radar photo, le désenchantement. Le Québécois perd le peu qu’il lui reste de confiance dans un système qui le gouverne. Ce genre de “collet à lièvre” posé à l’endroit où la proie risque d’être facile est un plan aussi subtile qu’un éléphant dans un jeu de quilles. Tous les Québécois avec les yeux en face des trous se rendent bien compte de l’intention derrière la machine.

Nous pouvons d’ailleurs constater qu’une grande majorité des Québécois sautent sur l’occasion de payer en argent sans taxes. Ce n’est pas un hasard, le sentiment profond de se faire arnaquer par son propre gouvernement le gagne rapidement.

C’est pour se genre de raison que les profits d’Hydro frustrent les Québécois. Pourtant, c’est une rentrée d’impôt comme le reste mais elle est perçue comme une saignée non-nécessaire des gens déjà surchargés de frais discutables.

Au final, Le radar est un symptôme

Il ne faut pas en vouloir au principe de base du radar photo. Il ne faut pas condamner l’outil mais l’utilisateur. Dans le fond, l’idée de génie du gouvernement est de prendre le nouveau kit “trendy” qui amasse de l’argent avec un prétexte très vendeur (la sécurité) afin de faire des ponctions dans la population pour éponger des dépenses de plus en plus énormes dans les ministères dont la santé.

Partagez et demandez à modifier la façon de profiter de cette technologie. Maximiser son potentiel dans les vraies zones accidentogènes et surtout les zones scolaires. Après tout, si de passer sur le stop d’une bus qui clignotent c’est 9 points, ça doit être parce que c’est grave, non?

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